Empreinte carbone : 8 leviers qui permettent aux entreprises de réduire leur impact environnemental

Quelques jours après la célébration de la Journée de la Terre, démarche de sensibilisation initiée pour la première fois dans les années 70, il semble encore difficile de concilier impératif écologique et croissance économique. Or, c’est bel et bien ce qui est demandé aujourd’hui aux entreprises. Confrontées presque quotidiennement à l’évolution des attentes de leurs clients, elles sont invitées à innover en permanence pour rester compétitives. Dans le même temps, les citoyens exigent qu’elles réorientent leurs activités économiques en adoptant une trajectoire plus écologique. 

Par conséquent, quels sont les leviers dont disposent les entreprises pour pérenniser leur activité tout en intégrant, dans leur business plan, les impératifs écologiques ? Nous avons identifié 8 leviers qui permettent, selon lui, aux entreprises d’agir concrètement pour rendre leur activité plus durable. Objectif : permettre à chaque entreprise de trouver, dans cette liste, les leviers qui font sens pour elles. 

1. Réduire, Réutiliser, Recycler !

Connu sous l’abréviation des 3R, ce mantra invite les entreprises à mener un audit leur permettant d’identifier les services dans lesquels les processus peuvent être simplifiés.

L’optimisation des opérations, dans les départements de production et de logistique par exemple, est la première étape essentielle vers la durabilité. Elle contribue à l’efficacité des ressources humaines et financières, et donc à la rentabilité de l’entreprise. Il est également possible de se concentrer sur la consommation des ressources matérielles en réfléchissant à l’optimisation de la consommation d’emballages, une action vertueuse qui permettra non seulement de réduire la production de déchets mais également les coûts associés.

Flore Berlingen, dans son ouvrage Recyclage, le grand enfumage nous invite par ailleurs à préférer la réutilisation au recyclage : “En réalité, le recyclage se nourrit du jetable et contribue à perpétuer son utilisation.” Lorsqu’il s’agit de réfléchir à l’impact écologique des entreprises, et des particuliers, deux visions s’affrontent selon elle : l’optimisation de l’exploitation des ressources par le recyclage ou la réduction à la source de leur consommation par la réparation, le réemploi et la réutilisation. 

2. Miser sur les énergies renouvelables

Environ 80 % de la consommation mondiale d’énergie primaire est basée sur des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole brut et le gaz naturel. Les matières premières fossiles ne sont pas seulement des ressources limitées ; leur transformation libère également d’importantes quantités de carbone. Les énergies renouvelables constituent ainsi une alternative naturelle et facile à mettre en œuvre. 

En France, il est possible d’obtenir son électricité auprès de fournisseurs durables, ou d’utiliser des solutions dites “hors réseau”, comme l’utilisation de panneaux photovoltaïques. Autant d’options qui permettent de réduire l’empreinte carbone de son entreprise.

Pour le chauffage, il existe différents systèmes utilisant la chaleur environnementale de l’air, du soleil et de la terre. 24 m2 de panneaux solaires permettent ainsi d’économiser jusqu’à 3 tonnes de CO2 par an. La quête d’efficacité énergétique peut également se faire grâce à des systèmes de chauffage et d’éclairage intelligents qui s’adaptent aux horaires de travail des employés. De cette manière, il devient possible d’économiser jusqu’à 25 % sur les coûts énergétiques et les émissions. 

3. Se former et faire la promotion du développement durable dans l’entreprise

De nombreuses ETI et grandes entreprises ont déjà nommé des responsables ou créé des départements entiers ayant pour mission d’accompagner la transition écologique de leur entreprise. Ils sensibilisent, grâce à des actions de formation, des salariés dans la durée, ce qui mène à la mise en place d’actions positives et de solutions durables. 

À titre d’exemple, BNP Paribas a notamment lancé son programme d’intrapreneuriat de l’engagement d’entreprise intitulé People’sLab4Good. Le concept vise à soutenir les collaborateurs dans des projets à impacts 100 % positifs. Les lauréats ayant remporté l’appel à projets sont accompagnés durant quatre mois, à raison d’une vingtaine de jours de formation. À l’issue du programme, 50 % des projets continuent à se développer dans le Groupe.

4. Mettre en place une politique verte

Lorsqu’elle est correctement réalisée, la formation permet de faire évoluer le comportement de chaque employé : du chauffage et de la ventilation utilisés à bon escient dans les bureaux et les salles de production, aux “petites choses” telles que la prévention du gaspillage de la nourriture et de l’eau, par exemple. Chaque employé peut contribuer au développement durable et ainsi aider à réduire les émissions de CO2 de son entreprise. Mettre en place des concours ou des défis amusants peut être un bon moyen d’encourager l’engagement des employés. 

Pour les inciter à la pratique d’une activité physique régulière et les inviter à prendre soin de leur santé, certaines entreprises utilisent notamment l’application United Heroes. Chaque semaine, des défis sportifs et solidaires sont ainsi proposés aux salariés. Cette initiative comporte un volet environnemental puisque l’ensemble des kilomètres effectués peut être transformé en dons pour soutenir des associations, notamment de défense de l’environnement. 

5. Faire le choix de la transparence pour agir concrètement 

Face à la nécessité d’opérer une transition écologique des activités économiques, le déclaratif et les bonnes intentions ne suffiront pas. Pour générer de la confiance, et fidéliser les clients qui ne tolèrent plus le greenwashing, les acteurs économiques doivent dorénavant opter pour la transparence en donnant à voir les progrès qu’ils réalisent pour atteindre des objectifs environnementaux spécifiques, réalistes et mesurables ; le tout dans une échelle de temps raisonnable. C’est précisément ce que permettent de faire des outils comme ZEI ou Takagreen.

En effet, la plateforme Zei, qui se veut un véritable accélérateur d’impact, accompagne à la fois les entreprises dans la réduction de leur impact environnemental que les citoyens dans la découverte d’alternatives plus durables. La plateforme Zei a été labellisée GreenTech Verte en mars 2020 par le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire et accompagne aujourd’hui plusieurs centaines d’entreprises dans leur transition écologique.

6. Construire une chaîne d’approvisionnement verte

L’analyse des émissions de carbone d’une entreprise suppose de prendre en compte l’activité de ses prestataires de services et de ses fournisseurs. Il est donc important de se demander dans quelle mesure nos fournisseurs sont durables et de savoir dans quelles conditions leurs produits sont fabriqués et d’où proviennent leurs matières premières.

Plus on connaît sa chaîne d’approvisionnement et mieux il sera possible d’opter pour des solutions alternatives : fournisseurs régionaux, prestataires de services neutres sur le plan climatique, emballages écologiques, etc.

7. Opter pour des moyens de transport respectueux de l’environnement

Qu’il s’agisse du trajet domicile-travail, des déplacements collectifs ou des voyages d’affaires, il est important de choisir  l’option de mobilité la plus écologique.

En France, il est facile d’utiliser les transports publics au lieu de sa voiture de fonction. S’il n’est pas possible de se passer d’une voiture de fonction, pourquoi ne pas opter pour un véhicule électrique ? Le même principe peut être appliqué aux déplacements longs en préférant le train à l’aérien par exemple.

De nombreuses entreprises encouragent déjà l’utilisation des transports publics grâce à des subventions ou à la mise à disposition de billets de train. Une étude de l’institut allemand Institut für Angewandte Arbeitswissenschaften (IFAA) a montré qu’environ 850 millions de tonnes de CO2 pourraient être économisées dans ce pays si chaque employé privilégiait le télétravail une fois par semaine. Cet exemple nous permet d’imaginer les répercussions positives d’une telle pratique en France.

8. Viser la neutralité climatique et compenser l’empreinte carbone

Il est presque impossible de ne pas produire de CO2. Pourtant, il existe d’innombrables projets nationaux et internationaux qui peuvent être soutenus pour compenser ces émissions. 

Dans ces projets, les émissions de CO2 de l’entreprise sont calculées et évaluées. La compensation se fait ensuite par le soutien d’un projet sélectionné sous la forme d’un paiement compensatoire. Ce paiement servira, par exemple, à soutenir les efforts de reboisement ou l’approvisionnement en eau potable et la protection des forêts et de la faune.

Les entreprises disposent donc de marges de manœuvre importantes pour réduire efficacement et durablement leurs émissions de C02 et contribuer ainsi à la préservation de l’environnement. 

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