La France peut rattraper son retard en matière de performances cloud

En France, une transition vers le Cloud plus lente que la moyenne internationale

Le rapport Cloud Radar 2021 a révélé que les entreprises françaises sont à la traîne par rapport à leurs concurrentes des États-Unis et d’Australie-Nouvelle-Zélande, en matière d’adoption du cloud. La moyenne mondiale est dominée par les entreprises américaines. En France, cette transition plus lente que prévu s’est produite malgré l’attention intensive portée dans le monde entier à la migration d’un plus grand nombre de fonctions informatiques et commerciales vers le cloud – une réponse essentielle à la pandémie.

Entre novembre 2020 et janvier 2021, Infosys a interrogé plus de 2 500 cadres commerciaux et informatiques dans le monde. Dix pour cent des répondants travaillent pour des entreprises françaises. La recherche a examiné les niveaux de maturité et de priorités en matière de cloud et a étudié la corrélation entre ces facteurs et la rentabilité dans cinq régions, qui comprennent également le Royaume-Uni et l’Allemagne.

La conclusion en est que les entreprises ayant un faible niveau d’adoption du cloud ne sont pas allées assez loin pour en tirer des avantages. Les entreprises interrogées pourraient générer 414 milliards de dollars de nouveaux bénéfices en utilisant davantage et mieux le cloud. Pour la France, la part des nouveaux bénéfices potentiels est de 35 milliards de dollars.

Transférer 60% du système informatique vers le Cloud permet d’en tirer le meilleur parti

La vitesse et les capacités offertes par le Cloud s’accélèrent lorsqu’une entreprise transfère au moins 60 % de son système informatique dans le cloud. Les entreprises dont la part d’activité dans le Cloud est moindre améliorent leurs capacités défensives, mais pas les capacités offensives qui peuvent générer de nouvelles activités et des bénéfices plus élevés. Lorsque les entreprises déplacent 80 % ou plus de leurs activités dans le Cloud, elles déclarent avoir davantage confiance dans leur capacité à utiliser les données et l’IA pour dégager une nouvelle valeur.

Bien qu’elles n’aient pas atteint l’indice global de performance du cloud du rapport, les entreprises françaises ont déclaré un taux de rentabilité légèrement supérieur (81 %) à la moyenne mondiale (79 %). Pourtant, le rapport recommande aux entreprises françaises d’accélérer leurs initiatives de cloud afin de rester compétitives. Cela est particulièrement vrai dans les secteurs de la fabrication, de l’automobile et des services financiers. Le rapport montre que les entreprises – ou les pays – qui prennent du retard ont tendance à rester à la traîne.

L’étude a également révélé que les entreprises les plus performantes – celles dont la rentabilité est la plus élevée – ont tendance à utiliser le cloud pour ses avantages offensifs. Les deux facteurs les plus corrélés à la rentabilité sont la vitesse (développement plus rapide de logiciels, nouvelles fonctionnalités logicielles, capacité de traitement accrue) et les capacités (collaboration, données exploitées par l’IA, processus automatisés, nouvelles sources de revenus). La France est également à la traîne, à l’exception de l’Allemagne, en ce qui concerne le pourcentage de systèmes informatiques et de fonctions commerciales dans le cloud.

La France présente le moins bon score de capacité sur les pays européens étudiés

Les répondants français ont fait état d’un succès mitigé de ces efforts. Leur score de vitesse était essentiellement égal à celui des entreprises allemandes, américaines et britanniques. Cependant, le score moyen de capacité des entreprises françaises était le plus faible des cinq régions étudiées. Le score de capacité dans l’enquête est lié à la façon dont les entreprises utilisent le cloud pour l’IA et les données, l’automatisation et la collaboration.

En ce qui concerne le type de services cloud utilisés, les entreprises françaises sont également à la traîne par rapport à la plupart des autres régions en matière d’adoption du cloud hybride. L’enquête d’Infosys a révélé que le cloud hybride avait la préférence des entreprises les plus performantes, soit les 16 % les plus performantes.

Le rapport sur le cloud offre à la fois des avertissements et des signes d’espoir pour les entreprises françaises. Elles ont pris du retard dans les éléments du cloud les plus étroitement associés à la rentabilité. Et pourtant, les entreprises françaises ont déclaré un niveau de rentabilité supérieur à celui de leurs concurrents. Cela suggère que les entreprises françaises disposent d’une marge de manœuvre un peu plus longue pour déterminer leur stratégie en matière de cloud computing et éventuellement s’engager dans une stratégie plus axée sur l’offensive. Comme avec toute technologie, il y a un grand risque à attendre trop longtemps ou à être trop prudent.

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