La confiance, clé de voûte d’un newskilling réussi

Depuis maintenant un an, la crise sanitaire entraîne de profondes mutations de nos modèles économiques et organisations du travail, et avec elles, l’évolution des métiers et compétences. Déjà proposés dans certaines entreprises avant la crise, les dispositifs de renouvellement de compétences, ou “newskilling”, ont gagné en popularité de par les objectifs auxquels ils répondent : fidéliser les collaborateurs, veiller à leur employabilité et servir la stratégie de l’entreprise, et ce dans une démarche vitale d’anticipation.

Pour autant, après des années passées dans la même filière métier pour beaucoup de collaborateurs, entamer un parcours de newskilling nécessite de sortir de sa zone de confort et peut, parfois, susciter une certaine appréhension, voire une peur de l’échec. Une écoute bienveillante de la part des responsables de gestion de carrières et un accompagnement renforcé des collaborateurs tout au long de leur parcours de newskilling sont donc indispensables pour garantir le succès d’une telle démarche.

La communication, alliée incontournable des entreprises pour réussir leurs programmes de newskilling

Malgré un engouement croissant pour la formation professionnelle au cours de ces derniers mois, le constat reste sans appel : en 2021, seuls 45 % des salariés français s’estiment bien informés et rassurés sur la formation continue.[1] Pour les entreprises, la communication auprès des collaborateurs s’impose donc comme le premier enjeu majeur à relever.

Les actions de communication interne afin de démystifier le newskilling sont un point de départ essentiel pour tout programme de renouvellement des compétences. Webinars, newsletters, e-learning, podcasts… Les outils virtuels sont désormais nombreux pour partager des informations mais aussi des retours d’expérience, afin de rassurer les collaborateurs sur la démarche de newskilling. A travers une communication active, il s’agit pour les entreprises, de pallier le manque d’information des collaborateurs, d’une part, mais aussi de transmettre un message positif et rassurant : le newskilling est un parcours à la portée de tous les collaborateurs qui le souhaitent, chacun d’entre eux bénéficiant de la confiance de l’entreprise pour assumer de nouveaux rôles et responsabilités.

Permettre aux collaborateurs d’être acteurs de leur parcours de newskilling

La motivation et l’investissement personnel des collaborateurs étant primordiaux pour mener à bien ces parcours de formation, les actions de newskilling ne peuvent être imposées. En témoignent notamment l’opinion des salariés français eux-mêmes, qui sont désormais 78 % à se sentir responsables de leur propre parcours de formation. Afin de permettre aux collaborateurs de se sentir pleinement acteurs de l’évolution de leurs compétences, il est important que les programmes de newskilling se fassent sur la base du volontariat. Il est également essentiel de proposer plusieurs parcours de newskilling, afin de permettre aux collaborateurs de choisir l’orientation qu’ils souhaitent donner à leur carrière.

Pour accompagner ce choix et encourager les collaborateurs à se lancer, il est important de leur donner de la visibilité sur leurs missions “post-newskill”: à quoi ressemblera leur nouveau quotidien, leur nouvelle équipe ? Quels seront leurs nouveaux outils de travail ? Quelles perspectives d’évolution à la suite de ce renouvellement de compétences ? Autant de questions auxquelles managers et responsables de gestion de carrières devront répondre afin d’embarquer pleinement les collaborateurs dans leur démarche de newskilling.

Un accompagnement sur-mesure

Au-delà de leur fournir les connaissances nécessaires à leurs nouvelles missions et aux besoins stratégiques de l’entreprise, le newskilling doit s’inscrire dans une démarche de confiance. D’une part, pour encourager les collaborateurs à avoir confiance en eux, en leur capacité à apprendre et à évoluer vers un nouveau métier, vers de nouvelles technologies. D’autre part, pour renforcer le lien de confiance entre l’entreprise et le collectif de femmes et d’hommes qui l’anime.

Une fois la formation terminée, il conviendra alors de mettre en place un suivi adapté au parcours de chacun pour maintenir ce lien de confiance avec les collaborateurs “newskillés”. Par exemple, en organisant des points réguliers pour comprendre comment les collaborateurs s’adaptent à leur nouveau rôle, ou encore en proposant des formations complémentaires pour continuer leur évolution et enrichir leur parcours professionnel au sein de l’entreprise. Il s’agira également d’accompagner les collaborateurs dans une démarche réflexive sur la manière dont ils ont vécu ce changement, de même que les succès ou les difficultés rencontrés. Enfin, une dernière phase de mise en situation de travail des collaborateurs newskillés devra clôturer ce parcours de formation : une ultime étape qui ne sera possible que si tout l’écosystème du collaborateur est mobilisé, et qui permettra de confirmer la nouvelle orientation professionnelle des collaborateurs. 

[1] Centre Inffo, Baromètre de la formation et de l’emploi 2021 : https://www.grandeecolenumerique.fr/actualites/decouvrez-les-resultats-du-barometre-de-la-formation-et-de-lemploi-2021-par-centre-inffo

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