10 éléments à prendre en compte avant de choisir votre fournisseur de logiciels pour véhicules électriques

 Posséder de bons logiciels est indispensable : les véhicules électriques dépendent de nombreuses fonctionnalités dans lesquelles les logiciels prédominent : systèmes d’aide à la conduite (ADAS), connectivité, système d’infodivertissement, gestion des batteries, interfaces utilisateurs (UI) conviviales, etc.

 Les constructeurs automobiles doivent être décisionnaires en matière de logiciels : par le passé, ils se tournaient classiquement vers l’externalisation. Mais à bord d’une voiture électrique entièrement gouvernée par les logiciels, il est aujourd’hui indispensable pour eux de concevoir des logiciels embarqués propriétaires afin de pouvoir construire, réparer, améliorer et entretenir en permanence les véhicules.  

La meilleure approche est celle du “software-first”. Les constructeurs traditionnels n’ont pas encore acquis assez de compétences logicielles expertes et les entreprises technologiques arrivant sur le marché ont besoin de développer leur connaissance de l’automobile. Ainsi, c’est dans l’intérêt des constructeurs de VE de choisir un partenaire possédant une forte expertise des logiciels automobiles et une grande expérience pour les aider à relever les défis qui les attendent.

Voici donc 10 éléments à prendre en compte par les constructeurs pour sélectionner leur fournisseur de logiciels pour VE.

1. La sécurité avant tout

La sécurité est l’élément critique de tout système automobile. Un fournisseur de logiciels sûr est une entreprise qui investit à bon escient dans les certifications de sécurité et le respect des normes industrielles pour assurer la sécurité des produits. Ainsi, les constructeurs automobiles ont intérêt à choisir un partenaire technologique qui les aide à rationaliser leurs processus de certification sécurité et à tenir les délais de début de production ambitieux, à travers une expertise logicielle unique et un logiciel pré-certifié.

2. Une compétence approfondie

Un logiciel certifié en matière de sécurité n’a aucune valeur sans une équipe d’ingénieurs experts derrière. Ceci est vrai pour les nouveaux constructeurs de VE qui manquent parfois de discipline concernant les logiciels, comme pour les constructeurs établis qui développent de nouveaux instruments lidar et qui testent les systèmes d’infodivertissement.

Chez les constructeurs, la majorité des ingénieurs responsables des VE ne sont pas familiers avec la certification. C’est pourquoi les constructeurs ont intérêt à coopérer avec des fournisseurs de logiciels et des conseillers de confiance pour produire des logiciels certifiés en matière de sécurité grâce à la formation des ingénieurs, des audits de sécurité et des méthodes de développement.

3. Des logiciels pour l’ensemble du véhicule

Chaque voiture connectée intègre des dizaines de sous-systèmes différents qui contrôlent tous ses éléments : verrouillage des portes, systèmes de freinage, phares, moteur, suspension, airbags, aide à la conduite (ADAS), etc. Une architecture logicielle unique est vitale pour gérer les logiciels dans leur ensemble en englobant tous les modules : les modules de sécurité critiques présents sous le capot tout comme les applications installées sur nos tableaux de bord.

Les logiciels doivent correspondre aux nouvelles architectures de VE et faciliter la maintenance, les mises à jour et les réparations. Si un logiciel sécurisé est capable de gérer facilement des applications de sécurité essentielles telles que la commande du moteur, il doit également s’adapter et savoir gérer les protocoles modernes et les cartes graphiques puissantes nécessaires à la connectivité et à la télématique des téléphones mobiles.

4. Hyperviseurs et consolidation de modules

La virtualisation est une autre évolution de l’architecture électronique que l’on observe dans ce secteur et qui permet de diminuer les coûts et de simplifier l’électronique. Auparavant, tous les sous-systèmes se trouvaient dans des unités de contrôle électroniques (UCE) différentes, chaque boîte noire nécessitant son propre matériel, microprocesseur, espace de stockage et sa propre mémoire. Aujourd’hui, le fonctionnement de plusieurs UCE sur un seul système apporte de la valeur ajoutée, permet de diminuer les coûts et la complexité par rapport à l’utilisation de dizaines de boîtiers au sein du véhicule.

Ceci est rendu possible grâce aux hyperviseurs qui permettent d’isoler chaque sous-système et de faire fonctionner différentes fonctions telles que le système d’infodivertissement et les affichages. Cela permet également aux équipes de réaliser des mises à jour à distance, et d’empêcher toute cyberattaque désastreuse grâce à l’isolation de chaque sous-système.

5. Construites pour la sécurité

Lorsque les voitures n’étaient pas connectées, on ne s’inquiétait pas que des hackers puissent voler des données ou rendre les véhicules inutilisables. C’est aujourd’hui différent car les nouvelles architectures de VE toujours connectées, chargées en logiciels, doivent être conçues pour se défendre.

La sécurité automobile se transforme profondément. Les règlements du forum WP.29 de l’ONU définissent de nouvelles exigences de cybersécurité pour les véhicules vendus dans l’UE, au Royaume-Uni, au Japon, et en Corée du Sud. Ces exigences en matière de cybersécurité, de stratégie de réduction des risques, de conception de véhicules protégés contre les cyberattaques et de certification ont des répercussions sur les programmes de cybersécurité automobile mondiaux. Pour la conformité et la sécurité, pouvoir s’appuyer sur des ressources fiables va devenir critique.

6. Connectivité dans le cloud

Chacun de nous peut régulièrement compter sur des mises à jour à distance de nos téléphones ou de nos appareils connectés. Celles-ci permettent de réparer des bugs ou d’obtenir des correctifs de sécurité et donc d’améliorer notre utilisation. Les VE requièrent les mêmes mises à jour qui augmentent leur valeur perçue et génèrent une fidélité à la marque très convoitée.

Un bon fournisseur de logiciels aide les constructeurs à réaliser des mises à jour à distance spécialement adaptées à l’automobile, c’est-à-dire non intrusives. Sur nos téléphones, elles peuvent entrainer de longues minutes de non-disponibilité, car le système réinstalle des composants logiciels critiques. Mais personne n’accepterait d’attendre pendant que sa voiture est mise à jour en plein milieu d’un trajet pour l’école avec les enfants à bord. Ces mises à jour doivent être simples, rapides et apporter une amélioration incontestable.

7. La fusion des capteurs

Les capteurs collectent des données en permanence sur les véhicules autonomes et leur environnement : caméra, lidar, position GPS, etc. La fusion des capteurs permet de combiner ensuite ces sources de données continues en un flux de données qui pilote les mécanismes de reconnaissance, de décision et de commande de la voiture autonome. Une fois envoyées sur le cloud, ces données vitales alimentent également les algorithmes d’apprentissage automatique qui permettent l’amélioration continue des véhicules.

Pour ce faire, les logiciels d’un VE doivent être évolutifs et connectés au cloud. Ils permettent ainsi aux constructeurs de fournir une solution uniforme et sûre de lecture et d’analyse des données des capteurs avant de créer des services embarqués adaptés qui optimisent l’expérience du conducteur et de ses passagers.

8. Une conduite autonome fiable

Un système autonome requiert un logiciel fiable et sûr. Cependant, un tel système de conduite n’utilise pas les mêmes technologies que les logiciels embarqués standards.

Par exemple, les algorithmes de Machine Learning utilisent souvent le langage de programmation Python, alors que les systèmes de traitement de l’image nécessitent plutôt des programmes de processeur graphique (GPU). Pour autant, ces systèmes exigent toujours une gestion en temps réel et une grande fiabilité. Cet ensemble de caractéristiques et de technologies est un facteur majeur à considérer pour le choix d’un fournisseur.

9. L’énergie correspond à la distance

L’électronique conçue pour les moteurs à combustion peut disposer d’énergie à tout moment à partir du moment où le moteur est allumé. Cela implique que les composants électriques de la voiture ne soient pas en mode économie d’énergie : ils n’en ont pas besoin.

Avec une énergie en provenance d’une batterie, l’efficacité devient une tout autre priorité, car l’énergie doit être suffisamment bien répartie entre les systèmes électroniques et la propulsion. Dans un contexte où l’autonomie limitée est une préoccupation majeure pour les clients, les logiciels mal conçus risquent de surconsommer. Les constructeurs de VE doivent donc travailler avec leurs fournisseurs de logiciels pour concevoir et développer des systèmes de gestion énergétique de l’ensemble du véhicule qui permettent d’éviter les mauvaises performances en matière d’autonomie.

10. Calendrier de mise sur le marché

Qu’ils soient leader ou challenger, les constructeurs de VE doivent respecter les réglementations en vigueur et attirer des clients qui achètent peut-être une voiture électrique pour la première fois. Ils ne peuvent pas se permettre de passer énormément de temps à rassembler les millions d’informations nécessaires au développement d’un logiciel automobile.

Le coût des solutions développées en interne et des leçons d’intégration poussées est élevé : au mieux, il s’agit de coûts supplémentaires et d’une perte de temps, au pire, cela peut engendrer des erreurs publiques et mettre l’image de la marque en danger. Pour faire un bien meilleur usage de leur temps et de leur argent et pour commercialiser leurs véhicules plus rapidement, les constructeurs de VE peuvent utiliser des produits dont la valeur est reconnue par l’industrie et des fournisseurs qui ont fait leurs preuves.

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